Communiqué de presse

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Abstraction poétique

 

Gilles Pho expose à Paris du 20 au 30 mars 2007

 

 

La galerie Les Recréateurs, 75 rue Buffon, face au jardin des plantes a choisi le peintre Gilles Pho pour une exposition du 20 au 30 mars, sur le thème de la lumière et du mouvement.

 

L’artiste y présentera ses dernières œuvres, exprimant sa recherche de sobriété formelle, sans pour autant verser dans la froideur, puisqu’elles participent d’un nouveau « romantisme », sans pathos…

 

 

Dans ses toiles, Gilles Pho tient à raconter une histoire : « L’émergence de la lumière dans une toile est un pari difficile, entre trop de clarté qui émousse les contrastes et pas assez de clarté qui mène à la confusion ». L’artiste précise par ailleurs : « Le mouvement est d’abord la liberté. Il éveille la présence du peintre à travers son regard intérieur… Tout le corps est mis à contribution. Il s’agit de s’absenter à soi-même et de faire corps avec la toile : être entièrement dedans ». Propos qui rappellent singulièrement ceux d’Isabelle Huppert lorsqu’elle parle de son travail de comédienne !

 

 

 

Cette recherche de la surprise dans la nuance vivante est liée à une profondeur dynamique proche de la pensée chinoise. Celle de Lao Tseu, bien sûr, mais aussi de Zhuangzi, que l’on se reporte par exemple au magnifique chapitre trois de son traité, qui traite de « l’entretien de la vie ». Gilles Pho précise : « Le mouvement est là pour emmener vers les endroits de lumière, pour les appeler à notre regard. »

 

 

Autre œuvre phare, Aube, raconte la sortie de l’angoisse et du chaos. Le peintre explique : «L’angoisse est un moteur pour la création. C’est un saut dans l’inconnu. (…) Cette toile représente la paix après l’angoisse. Certaines des couleurs que j’ai choisies, le bleu par exemple, appellent à la sérénité. » Ces paroles évoquent celles de Kandinsky dans sa réflexion sur l’impact sensoriel des couleurs et explicitent la force suggestive de l’abstraction.

 

Gilles Pho est né à Paris en 1969. Sa formation est éclectique ; elle comprend autant le modelage, la peinture que la poésie et la psychanalyse. Sa réflexion sur l’éthique et humain, son goût profond pour le tao, la nature et les estames japonaises, l’amènent à créer peu à peu un style personnel très subtil. Le mélange des techniques est le fruit d’un travail quotidien de recherche où l’audace se mêle à l’humilité. Sa peinture prend de plus en plus un chemin singulier à la suite de l’abstraction lyrique, selon une forme à la fois onirique et poétique, qui lui est spécifique. Les sculptures les plus récentes sont obtenues par le modelage de la terre rouge de Mouans-Sartoux, cuite au feu, de bois, qui dégage beaucoup d’authenticité et de chaleur…

 

 

L'abstraction lyrique, née après la Seconde Guerre mondiale, est une approche picturale directe, quasi physique, du matériau ou de la forme, suivant des techniques gestuelles diverses réalisées dans l'instant. Elle s'oppose à l'abstraction géométrique d'avant-guerre qui se caractérise par une construction rationnelle s'appuyant sur des formes simples, lignes droites, carrées, cercles, et le recours à des couleurs pures. L'abstraction lyrique est représentée en Europe par Hans Hartung, George Mathieu, Jean-Paul Riopelle, Jean Fautrier, Pierre Soulages et Zao Wou-Ki. A leur suite,  Gilles Pho crée peu à peu une abstraction poétique

 

 

 

 

 

Contact presse :

Saverio Tomasella

04 92 98 09 17

 

 

 

www.gillespho.com